Un accompagnement multidisciplinaire

Au sein du monde professionnel, une approche de coopération entre les différents acteurs impactant la santé physique et mentale des travailleurs peut vous être favorable.

Rappelons les principaux rôles des uns et des autres (loi du 28 février 2014 complétant la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs)

  • les travailleurs eux-mêmes: ils sont tenus de coopérer pour assurer que le milieu et les conditions de travail soient sûrs et sans risque pour la santé et la sécurité. Chaque travailleur doit également prendre soin, selon ses possibilités, de sa sécurité, de sa santé ainsi que de celles des autres personnes concernées. (art. 6)
  • les managers, bien qu’eux-mêmes souvent soumis à des risques psychosociaux élevés, sont les premiers leviers des bonnes relations de travail. Ils doivent de plus tirer la sonnette d’alarme en cas de non-respect. Ils sont impliqués en cas d’absentéisme, de retour au travail, etc …
  • la personne de confiance qui peut rechercher des solutions de manière informelle (art 32/2 – §2). Bien que sa désignation ne soit pas obligatoire, la personne de confiance peut occuper un rôle bien utile de seconde ligne en cas de souffrance psychosociale: en informant, en écoutant, en conseillant, et en recherchant des solutions. 
  • le service interne de prévention et de protection au travail qui vous assiste en matière de bien-être au travail en participant à l’évaluation des risques, en évaluant la rédaction des instructions et l’information, l’accueil et la formation des travailleurs  et en informant de l’application de la législation.
  • le conseiller en prévention aspects psychosociaux qui vous assiste également lors de l’analyse de risque, peut émettre un avis sur votre plan d’actions préventif. Il est consulté lors de l’évaluation de nouvelles affectations possibles ou d’aménagement de poste. C’est lui qui reçoit les demandes d’intervention formelles, les qualifie et en assure le suivi.
  • le médecin du travail qui se présente comme le relais du médecin généraliste. Sa mission est de promouvoir l’emploi pour tous en proposant à l’employeur des méthodes de travail adaptées et des aménagements en cas de difficultés. Il participe à l’analyse des risques en entreprise, détecte les maladies professionnelles et veille à favoriser le retour au travail et la réinsertion. A ce titre, tout travailleur peut demander un visite de pré-reprise à la médecine du travail (pour envisager un aménagement de travail par exemple). Cette visite reste confidentielle et nécessite la présentation de tous les documents qui faciliteront la compréhension de la situation du travailleur. Une consultation spontanée peut avoir lieu également à tout moment, sur demande du travailleur, en cas de plainte.
  • le médecin conseil (de la mutuelle):  au plus tard 3 mois après le début de la période d’incapacité primaire, le médecin-conseil recevra le travailleur. Un plan de réintégration sera proposé si le travailleur recouvre ses capacités (une consultation approfondie entre médecin-conseil et tous les acteurs à impliquer).
  • et enfin, un coach ou thérapeute qui établit le bilan socio-professionnel, analyse le contexte du travail (soutien social, facteurs de motivation, structure managériale, charge de travail, contour de la fonction, ….) et le vécu du patient par rapport à celui-ci. Le coach accompagne la réflexion du sens au travail, des valeurs mises en jeu. Il aide également à faire le bilan des capacités, à clarifier les choix professionnels, et à développer des stratégies de réapprentissage (soit dans la reprise de fonction, soit dans une nouvelle carrière).
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